Les assurances pour les frontaliers
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Comme tout salarié, le travailleur frontalier est couvert par un principe d’assurances obligatoires dispensées par son contrat de travail. L’employeur et l’employé cotisent auprès des organismes sociaux pour prévenir la retraite, l’invalidité et l’accident professionnel.
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Conseiller : C'est une excellente question, Camille. En effet, comme tout salarié, le frontalier est déjà couvert par des assurances obligatoires via son employeur pour la retraite, l'invalidité ou les accidents professionnels. Mais la première assurance réellement indispensable, et c'est la plus connue, c'est l'assurance santé, obligatoire en Suisse. Dès son arrivée, le frontalier doit faire un choix crucial entre la CMU et la LaMal, c'est ce qu'on appelle le droit d'option.
Camille : Ah, le fameux droit d'option ! Mais concrètement, comment on choisit entre la CMU et la LaMal ? Elles sont si proches que ça ?
Conseiller : Elles sont proches dans leur principe d'assurance maladie de base, mais leurs particularités peuvent avoir un impact. Le choix va surtout dépendre du montant de vos cotisations. Si votre revenu annuel dépasse les 65 000 euros, la LaMal est généralement plus avantageuse car ses cotisations sont définies par tranche d'âge, pas en fonction des revenus, contrairement à la CMU qui elle, est plus adaptée aux plus petits salaires.
Camille : D'accord, donc une fois qu'on a choisi son assurance maladie de base, on est bien couvert ? Ou est-ce qu'il y a une autre étape à ne pas louper ?
Conseiller : Non, ce n'est pas suffisant pour être vraiment bien couvert, un peu comme en France où la Sécurité sociale ne rembourse pas tout. L'indispensable numéro deux, c'est la mutuelle frontalier, ou complémentaire santé. Elle vient compléter l'assurance maladie et rembourse ce qu'on appelle le ticket modérateur. Et attention, contrairement à la France, l'employeur suisse ne propose pas de mutuelle, il faut la souscrire soi-même, y compris pour sa famille.
Camille : C'est un point très important à savoir ! Et en parlant d'indispensables, je pense à tous ces kilomètres que les frontaliers parcourent chaque jour. L'assurance auto, c'est aussi un enjeu majeur ?
Conseiller : Absolument, l'assurance auto est notre troisième indispensable. Quand on fait plus de 30 000 kilomètres par an pour se rendre au travail, la voiture devient un véritable outil professionnel. Il est donc crucial d'avoir un contrat d'assurance auto qui prend en compte ces nombreux trajets, pour une bonne assistance en cas de problème, et pourquoi pas inclure une protection juridique.
Camille : Beaucoup de choix à faire, donc, entre assurance santé, mutuelle et assurance auto. Est-ce qu'il y a des règles spécifiques pour choisir ces contrats, notamment si on vit en France et travaille en Suisse ?
Conseiller : Oui, pour l'assurance auto-moto, la règle est simple : si le véhicule est immatriculé en France, le contrat doit être souscrit en France, et inversement. Pour la mutuelle frontalier, vous avez la liberté de choisir votre complémentaire santé, que ce soit en France ou en Suisse, selon ce qui correspond le mieux à vos besoins.
Camille : C'est vrai que cela peut vite devenir un vrai labyrinthe. Quel serait votre conseil final pour s'y retrouver et faire les bons choix pour toutes ces assurances ?
Conseiller : Le conseil le plus judicieux, face à la complexité et la diversité des offres, est de passer par un courtier en assurance spécialisé. Il pourra comparer les devis en fonction de vos besoins spécifiques et de ceux de votre famille, vous garantissant ainsi la meilleure protection possible.
Quelles assurances pour frontalier suisse ?
L’assurance indispensable n° 1 est sans aucun doute l’assurance santé frontalier suisse ! L’assurance maladie est obligatoire en Suisse.
À peine arrivé sur le territoire, le frontalier doit faire un choix crucial pour sa couverture maladie : la CMU pour frontalier suisse ou la LaMal frontalier suisse.
Pour cela, il fera valoir son droit d’option qui lui permettra de souscrire à l’assurance maladie de son choix. C’est l’équivalent de notre bonne vieille Sécurité sociale.
Comme le système de Sécurité sociale français, souscrire à l’assurance maladie frontalier suisse ne suffit pas pour être bien couvert !
L’indispensable n° 2 est donc la mutuelle frontalier suisse. La complémentaire santé, comme son nom l’indique, vient en complément de l’assurance maladie. C’est la mutuelle qui rembourse le ticket modérateur.
Contrairement à la France, l’employeur ne propose pas de mutuelle santé à ses salariés.
Le frontalier doit donc souscrire une mutuelle pour frontalier suisse par ses propres moyens, pour lui et sa famille.
L’assurance auto du frontalier suisse est notre indispensable n° 3.
Oui, quand on prend la route tous les jours et que l’on parcourt en moyenne plus de 30 000 km/an, mieux vaut ne pas lésiner sur son assurance auto !
Le véhicule est un outil de travail indissociable du frontalier.
Son contrat d’assurance auto doit prendre en compte ses nombreux trajets pour lui offrir la meilleure assistance en cas de pépin, et pourquoi pas inclure la protection juridique frontalier suisse dans un même temps.
Comment choisir son assurance frontalier suisse ?
En ce qui concerne le choix de l’assurance maladie frontalier, à savoir CMU ou LaMal, même si très proche, elles ont chacune leurs particularités notamment sur le remboursement des soins selon s’ils sont reçus en France ou en Suisse.
C’est surtout le montant des cotisations qui orientera ce choix. À savoir qu’il est plus avantageux de souscrire à la LaMal si le revenu annuel dépasse 65 000 €.
En effet, les cotisations à la LaMal sont définies par tranche d’âge et non en fonction des revenus, contrairement à la CMU.
Les plus petits salaires pourront largement se satisfaire de la CMU.
Pour choisir son assurance frontalier suisse telle que l’assurance auto ou la complémentaire santé, il y a plusieurs possibilités.
Concernant l’assurance auto-moto, si le véhicule est immatriculé en France, alors le contrat d’assurance du frontalier doit être souscrit en France et inversement.
Au sujet de la mutuelle frontalier suisse, le frontalier est libre de choisir son contrat de complémentaire santé en France ou en Suisse.
Le plus judicieux est de passer par un courtier en assurance, afin qu’il effectue les comparatifs des devis en fonction des besoins de l’assuré(e) et de sa famille.