Guides Retraite & prévoyance Assurance vie du frontalier : les avantages

Assurance vie du frontalier :
les avantages

Contenu d’information — ne remplace pas un conseil personnalisé.

Là où le Suisse pense 3e pilier, le Français comprend assurance vie — et pourtant, l'un n'a rien à voir avec l'autre. Pour le frontalier, l'assurance vie française reste un outil d'épargne et de transmission complémentaire de la prévoyance suisse, avec sa fiscalité propre. Caractéristiques, avantages, articulation avec vos piliers : suivez le Guide !

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Camille : Quand on est frontalier, on entend souvent parler du 3e pilier en Suisse. Mais de l'autre côté de la frontière, en France, c'est l'assurance vie qui est sur toutes les lèvres. Cher expert, est-ce que ce sont deux choses bien différentes ou peut-on les comparer?
Conseiller : C'est une excellente question et il est crucial de ne pas les confondre. L'assurance vie française pour un frontalier est avant tout un outil d'épargne. Vous y versez des cotisations, appelées primes, et cet argent fructifie pour vous constituer un capital ou une rente sur le long terme. L'avantage, c'est que vous pouvez retirer cet argent, partiellement ou totalement, si vous en avez besoin avant la fin du contrat.
Camille : D'accord, donc c'est une épargne flexible. Mais qui peut souscrire à une assurance vie? Est-ce que c'est réservé à des profils particuliers, comme les personnes aisées ou les futurs retraités?
Conseiller : Non, pas du tout, c'est une idée reçue. L'assurance vie est accessible à tous les frontaliers, quel que soit leur âge ou leurs revenus. Ce n'est absolument pas un produit uniquement pour les retraités ou les fortunes. Elle est conçue pour accompagner une large palette de besoins.
Camille : C'est bon à savoir! Vous avez parlé de ne pas la confondre avec le 3e pilier. Pouvez-vous nous expliquer plus en détail ce qui les distingue?
Conseiller : Absolument. Le 3e pilier en Suisse est une assurance de prévoyance. Il complète les 1er et 2e piliers obligatoires et vise à assurer une rente en cas d'incapacité de gain, d'invalidité ou à protéger les proches en cas de décès. Par contre, depuis janvier 2021, les frontaliers ne peuvent plus défiscaliser leurs cotisations au 3e pilier, sauf pour les quasi-résidents genevois, et les montants sont désormais plafonnés.
Camille : Donc si le 3e pilier est moins avantageux fiscalement pour la plupart des frontaliers, est-ce que cela rend l'assurance vie française d'autant plus pertinente pour eux?
Conseiller : Exactement. Si vous êtes frontalier et que vous prévoyez de passer votre retraite en France, le 3e pilier est moins adapté. Les rentes ou le capital du 3e pilier seront imposés en France à un taux bien plus élevé que celui de l'assurance vie. L'assurance vie devient donc une option beaucoup plus intéressante, surtout pour ceux qui vivent et prendront leur retraite en France.
Camille : Et quels sont les avantages concrets de cette assurance vie pour un frontalier? Qu'est-ce que ça garantit?
Conseiller : Elle offre de multiples garanties. Elle permet d'assurer une retraite décente en France, de maintenir votre niveau de vie face aux imprévus comme un accident ou une perte de revenus, et de protéger vos proches financièrement. C'est un produit qui allie épargne et prévoyance, et son avantage incontestable est sa fiscalité, qui est très compétitive.
Camille : La fiscalité, c'est un point clé pour nos auditeurs. Comment fonctionne l'imposition de l'assurance vie en France, et y a-t-il des particularités pour les frontaliers, notamment ceux de Genève que vous avez évoqués pour le 3e pilier?
Conseiller : Pour l'assurance vie en France, depuis 2018, l'imposition se fait via le Prélèvement Forfaitaire Unique de 30% qui s'applique uniquement sur les intérêts, et seulement au moment du retrait. Après huit ans de contrat, vous bénéficiez même d'abattements fiscaux annuels importants: 4 600 euros pour une personne seule et 9 200 euros pour un couple. Quant à Genève, c'est une exception pour le 3e pilier, où les quasi-résidents peuvent encore défiscaliser leurs cotisations. Mais même dans ce cas, le taux d'imposition à la sortie reste très élevé, ce qui rend l'assurance vie française plus avantageuse sur le long terme.
Camille : C'est très clair. En résumé, l'assurance vie est un investissement qui rapporte et permet de préparer l'avenir sereinement pour les frontaliers.
Conseiller : Précisément, Camille. C'est un investissement intéressant pour faire fructifier son argent sur le moyen et long terme. Plus tôt vous y souscrivez, plus vite vous atteignez l'abattement fiscal des 8 ans et plus longtemps votre épargne travaillera pour vous. C'est un excellent moyen d'appréhender les aléas de la vie et votre retraite en toute sérénité.

C'est quoi une assurance vie ?

Caractéristiques de l'assurance vie pour frontalier

L'assurance vie française est une épargne que vous pouvez constituer en tant que frontalier, en versant des cotisations périodiques (appelées aussi primes). Cette épargne a pour but de faire fructifier votre argent (ou comme on dit plus communément, de "faire des petits") de manière à vous permettre de bénéficier d'un capital ou d'une rente sur le long terme.

En cas de besoin, cet argent peut être retiré totalement ou partiellement avant la fin du contrat.

L'assurance vie pour frontalier s'adresse à tous. Contrairement aux idées reçues, elle n'est pas seulement destinée aux retraités ni aux personnes ayant des revenus aisés, ou aux obsédés du placement financier #traderdeWallStreet.

Différences avec le 3e pilier

Il ne faut surtout pas confondre assurance vie et 3e pilier. Le 3e pilier frontalier est une assurance de prévoyance qui vient compléter les 1er et 2e piliers (obligatoires) une fois la retraite venue (eh oui, elle arrivera un jour !)

Le 3e pilier, notamment le pilier lié ou 3a, assure une rente en cas d'incapacité de gain, d'invalidité et une protection des proches en cas de décès du souscripteur / bénéficiaire frontalier. Depuis le 1er janvier 2021, le frontalier ne peut plus disposer du 3e pilier comme il l'entend. Il a toujours la possibilité d'y souscrire, mais ne peut plus défiscaliser ses cotisations de ses impôts, sauf les frontaliers de Genève ayant obtenu le statut de quasi-résident. Désormais, seules quelques compagnies d'assurances proposent le pilier 3a aux frontaliers et le montant des cotisations est plafonné à l'année.

Faire le choix de l'Assurance vie frontalier

Le 3e pilier comme produit d'épargne n'est donc plus tout à fait adapté aux frontaliers franco-suisses. En effet, à moins de gagner à la loterie, il y a de fortes chances qu'en tant que frontalier vivant en France et travaillant en Suisse, vous serez amené à passer le reste de vos vieux (mais beaux) jours sur le sol français.

À ce titre, il est important de savoir que les rentes ou le capital du 3e pilier seront imposés en France et que le taux d'imposition est beaucoup plus élevé que celui de l'assurance vie pour frontalier. Le 3e pilier est donc destiné aux Suisses travaillant en Suisse, et profitant de leur retraite suisse, en Suisse. Ça fait beaucoup de "S", tout ça !

Quel est l'intérêt d'avoir une assurance vie frontalier ?

Avantages de l'assurance vie frontalier

L'assurance vie pour frontalier est un placement financier qui vous permet de récupérer la totalité de votre argent, ainsi que les intérêts cumulés, tout au long de votre contrat. Souscrire une assurance vie pour frontalier, c'est la garantie de :

  • vous assurer une retraite décente en France après un dur labeur de 42,5 heures par semaine en Suisse (bouchons non inclus) ;
  • maintenir votre niveau de vie lors de votre départ à la retraite ou en cas d'imprévu (accident, invalidité, perte de revenus) ;
  • protéger vos proches d'une perte financière liée à votre situation (incapacité de travail, décès) ;
  • bénéficier d'un départ anticipé à la retraite (bon, pas à 35 ans non plus, ne rêvons pas, à moins que vous soyez joueur de football pro) ;
  • obtenir une indépendance au regard de la réglementation suisse.

À la fois produit d'épargne et de prévoyance, l'assurance vie pour frontalier a aussi un avantage incontestable : sa fiscalité.

Assurance vie frontalier imposé à Genève

Avant tout, il est important de rappeler que Genève est suisse. Notons également qu'elle est un peu similaire à Monaco pour la France : magnifique, située en Suisse - mais pas vraiment, vraiment. En d'autres termes, Genève est un canton avec une spécificité qui la différencie des autres cantons : son système d'imposition.

C'est en cela que Genève est l'exception à la règle concernant la fiscalité du 3e pilier. Là où, comme mentionné précédemment, les cotisations au pilier 3a ne sont plus déductibles pour les frontaliers depuis le 1er janvier 2021, Genève laisse l'opportunité de conserver le bénéfice de la défiscalisation à ses frontaliers genevois qui ont le statut de quasi-résidents. C'est-à-dire que le frontalier genevois qui déclare 90 % des revenus du foyer fiscal en Suisse peut prétendre à la défiscalisation de son 3e pilier.

Les frontaliers concernés peuvent ainsi déduire leurs cotisations de leurs revenus tout au long de leur épargne, et profitent d'un taux d'imposition préférentiel prélevé à la source à la sortie de leur capital. Pour les frontaliers genevois qui n'auraient pas le statut de quasi-résident, les conditions fiscales sont les mêmes que dans les autres cantons suisses.
Cependant, gardez en tête que le taux d'imposition est très élevé, et que l'assurance vie frontalier est bien plus intéressante sur le long terme.

Le détail des déductions accessibles aux quasi-résidents (3e pilier, rachats LPP, frais effectifs) est dans le chapitre Déductions & frais réels.

Assurance vie frontalier imposé en France

Depuis le 1er janvier 2018, la fiscalité de l'assurance vie dépend du prélèvement forfaitaire unique appelé PFU ou Flat Tax : il s'agit d'une imposition de 30 % qui s'applique uniquement sur les intérêts du capital. Le taux global inclut les prélèvements sociaux et fiscaux (17,2 % de prélèvements sociaux et 12,8 % d'impôt sur le revenu).

Durant tout le temps de l'épargne, les gains perçus ne sont pas imposés. L'imposition intervient uniquement au moment du retrait du capital de l'assurance vie, qu'il soit partiel ou total, anticipé ou non et seulement sur les plus-values. Par exemple, si vous réalisez le retrait partiel de 15 000 € sur votre assurance vie dont 1 200 € d'intérêts (calculés par l'organisme d'assurance), seule votre plus-value de 1 200 € sera taxée. Le restant est exonéré, car il s'agit de votre capital.

Aussi, au bout de 8 ans de placement, vous pouvez bénéficier d'un abattement fiscal total annuel sur les intérêts, soit :

  • 4 600 € pour une personne seule ;
  • et 9 200 € par foyer fiscal.

Est-ce qu'une assurance vie rapporte de l'argent ?

Comme toute épargne (avantageuse), l'assurance vie pour frontalier est un investissement intéressant pour faire fructifier son argent. L'assurance vie pour frontalier vous permet de vous constituer un capital dont le but principal est, en effet, de rapporter plus d'argent que vos placements initiaux. Certains contrats sont plus ou moins avantageux, cela dépendra de votre aversion au risque. À moins d'être un expert de la profession, les contrats d'assurance vie se pilotent par un conseiller expert.