Quels sont les métiers les mieux payés en Suisse ?
La Suisse affiche l’un des taux de chômage les plus faibles au monde avec un taux estimé à 2 % en 2023, bien loin devant la France et ses 7,3 %. Il n’est donc pas surprenant de voir les frontaliers affluer vers la Suisse, notamment en raison d’une qualité de vie attrayante, mais aussi des salaires très attractifs. Alors, quels sont les métiers les mieux payés en Suisse ? Suivez le Guide !
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Conseiller : C'est une excellente question, Camille. La Suisse a en effet l'un des taux de chômage les plus bas du monde, à seulement 2% en 2023, loin devant la France. Cette attractivité vient non seulement de la qualité de vie, mais surtout des salaires qui sont très compétitifs, ce qui attire de nombreux frontaliers.
Camille : D'accord, donc il y a de l'emploi et des bons salaires. Quels sont alors les secteurs qui se distinguent particulièrement en termes de recherche de profils et de rémunération ?
Conseiller : Plusieurs secteurs sont très prisés. On retrouve la finance et le secteur bancaire, le pharmaceutique, l'ingénierie, la santé et les soins qualifiés, ainsi que l'artisanat avec des besoins pour les charpentiers ou les électriciens. La vente, notamment les conseillers, est aussi demandée.
Camille : C'est intéressant de voir l'artisanat aux côtés de la finance. Est-ce que ces besoins sont les mêmes partout en Suisse, ou y a-t-il des différences selon les régions ?
Conseiller : Non, pas du tout. Les besoins peuvent varier significativement d'un canton à l'autre. Par exemple, le bassin lémanique, comprenant Vaud, Valais et Genève, est dominé à 80% par le tertiaire, avec de la banque, des assurances, la santé ou la haute horlogerie. À l'inverse, Bâle est un pôle industriel majeur, très axé sur la pharmacie, la chimie et la biotechnologie.
Camille : Je vois, une vraie spécificité régionale. Et vous avez mentionné l'informatique plus tôt, est-ce un domaine où il y a une pénurie de main-d'œuvre ?
Conseiller : Absolument. Le secteur informatique et les professionnels de l'IT en général manquent terriblement de candidats qualifiés. Cette pénurie pousse les recruteurs à augmenter les salaires, qui étaient déjà élevés, rendant le secteur très intéressant. Un informaticien en Suisse touchait en moyenne 79 821 francs suisses annuels en 2023, avec des profils comme les business analystes ou développeurs seniors atteignant jusqu'à 10 231 francs suisses mensuels.
Camille : Wow, des chiffres impressionnants ! Au-delà de l'IT, quels sont les tout meilleurs salaires, ceux qu'on ne trouve qu'au sommet de la pyramide ?
Conseiller : Là, nous parlons de postes à très haute performance. Parmi les secteurs les plus rémunérateurs figurent la finance et l'assurance, l'informatique, la médecine, la chimie et la pharmacie. Pour des métiers spécifiques, pensez aux Chief Financial Officers avec près de 27 692 CHF mensuels, ou aux Managing Directors de banque d'investissement et directeurs fiscaux qui dépassent largement les 17 000 CHF.
Camille : C'est clair que ce sont des salaires de rêve ! Mais pour le commun des mortels, et surtout pour un frontalier, qu'est-ce qu'on peut considérer comme un 'bon salaire' en Suisse ?
Conseiller : Il n'est pas simple de définir un 'bon' salaire, mais la moyenne nette suisse est 111% supérieure à celle de la France. Le salaire médian suisse est autour de 6 500 francs suisses mensuels, soit environ 5 700 euros. Et pour des postes qualifiés, un frontalier peut espérer en moyenne 10 866 CHF, selon l'expérience et le secteur.
Camille : Ces chiffres donnent le vertige ! Mais il faut aussi parler du coût de la vie, qui est réputé très élevé en Suisse, n'est-ce pas ?
Conseiller : C'est exact, Camille. Il est crucial de garder à l'esprit que le coût de la vie en Suisse est significativement plus élevé. Les loyers, les transports, les dépenses quotidiennes, et bien sûr les assurances comme la LAMal ou les cotisations aux piliers suisses sont plus importants qu'en France. Il faut donc bien intégrer ces charges dans son budget avant de se lancer.
Camille : Un point essentiel pour tempérer l'enthousiasme. Merci beaucoup pour ces éclaircissements, expert. Pour résumer, la Suisse offre des opportunités et des salaires attractifs, mais il faut bien étudier le secteur, le canton et ne pas oublier le coût de la vie sur place.
Conseiller : Exactement. La Suisse est une source d'attraction pour de nombreux travailleurs, mais une bonne préparation est la clé. Prenez en compte tous ces facteurs avant de chercher un emploi, car les salaires varient beaucoup selon le poste, l'expérience et même le canton.
Quels sont les métiers les plus recherchés en Suisse ?
Les secteurs les plus prisés
Certains secteurs en Suisse sont très prisés en raison de leurs salaires attractifs.
- La finance (secteur bancaire)
- Le pharmaceutique
- L'ingénierie
- La santé et les soins qualifiés
- L’artisanat (charpentiers, plombiers, électriciens, maçons)
- La vente (conseillers)
Bien que manquant de candidats qualifiés, le secteur informatique est également l’une des branches les plus prisées du marché du travail suisse, tout comme les chefs de projets.
Des différences entre les cantons
Par ailleurs, les métiers les plus en demande peuvent varier d’un canton à un autre en fonction des secteurs d’activité propres à chacun et du marché du travail en lui-même, différent (par exemple) entre Lausanne et Genève.
Les cantons de Vaud, Valais et Genève (bassin lémanique) concentrent 80 % de son activité dans le tertiaire. Cela signifie que les secteurs les plus prisés concernent davantage la banque, les assurances, la santé, l’hôtellerie-restauration, la chimie ou encore les industries hautement qualifiées (biotechnologie, haute horlogerie entre autres).
Quant à Bâle, c’est son secteur industriel qui est pôle position. On y trouve de nombreuses entreprises pharmaceutiques, chimiques ou biotechnologiques. C’est également une grande place financière et une plateforme de transports et de logistique importantes (notamment en raison de sa situation centrale en Europe).
Les branches qui manquent de main-d’œuvre
Certains métiers en Suisse manquent terriblement de main-d'œuvre, malgré les frontaliers qui viennent travailler en Suisse chaque année. Parmi les branches en constant recrutement, on trouve notamment les métiers de l’IT (informatique).
La pénurie d’informaticiens et de professionnels de l’IT en général pousse les recruteurs à augmenter les salaires pourtant déjà élevés dans le secteur.
Ainsi, le salaire moyen d’un informaticien en Suisse est très intéressant. En effet, on estime le salaire annuel moyen d’un informaticien en Suisse, en 2023, à 79 821 francs suisses (13ème mois et bonus inclus).
Certaines qualifications comme les business analystes et les développeurs sont parmi les mieux payés : 6400 francs suisses mensuels en moyenne chez les juniors et jusqu’à 10 231 francs suisses mensuels chez les séniors.
Quel métier est le mieux payé en Suisse ?
La Suisse fait partie des pays qui paient le mieux leurs salariés. Qu’il s’agisse d’un Suisse ou d’un frontalier, certains métiers paient mieux que d’autres au sein du territoire helvète.
Les secteurs les plus rémunérateurs
| Secteur | |
|---|---|
| 1 | Finance et assurance |
| 2 | Informatique et développement |
| 3 | Médecine, chimie et pharmacie |
| 4 | Hôtellerie-restauration |
| 5 | Commerce de détail |
Les métiers à haute performance salariale
À l’image des métiers reconnus comme bien payés, et ce, relativement partout en Europe, on trouve du côté suisse :
- les médecins (spécialistes, notamment) ;
- les avocats spécialisés ;
- les experts-comptables et les auditeurs ;
- les directeurs généraux ;
- les ingénieurs en informatique et les architectes de solutions IT ;
- les consultants en stratégie ;
- les gestionnaires de fonds d’investissement.
Du côté des cadres, les cadres supérieurs en finance et en marketing ont un niveau de salaire très élevé également.
Tableau récapitulatif des salaires les plus élevés en Suisse en 2023
| Métier | Salaire brut estimé mensuel |
|---|---|
| Salaires de plus de 14 000 CHF | |
| Chief Financial Officer (CFO) | 27 692 |
| Managing Director d’une banque d’investissement | 21 538 |
| Directeur fiscal | 17 692 |
| Architecte en chef de grand projet | 16 850 |
| Cadre supérieur dans l’industrie pharmaceutique | 15 633 |
| Capitaine d’avion long-courrier | 14 889 |
| Cadre dans l’industrie du tabac | 14 520 |
| Chef de service informatique | 14 005 |
| Salaires entre 12 000 et 14 000 CHF | |
| Contrôleur aérien | 13 757 |
| Ingénieur agronome | 12 917 |
| Cadre supérieur dans le secteur énergétique | 12 830 |
| Cadre supérieur dans les transports | 12 411 |
| Cadre dans les assurances ou caisses de pension | 12 068 |
| Salaires entre 10 000 et 12 000 CHF | |
| Chef vétérinaire | 11 834 |
| Ingénieur en environnement | 10 817 |
| Géomaticien | 10 350 |
| Gestionnaire de projet informatique qualifié | 10 160 |
| Ingénieur en électronique | 10 060 |
| Spécialiste qualifié en sécurité informatique | 10 008 |
| Product Manager qualifié | 10 000 |
| Salaires entre 8000 et 10 000 CHF | |
| Chef de projet informatique chez Swiss | 9800 |
| Informaticien en gestion | 8946 |
| Ingénieur informaticien en cybersécurité | 8723 |
| Officier de carrière diplômé | 8607 |
| Pharmacien | 8723 |
| Secrétaire de direction dans l’administration | 8591 |
| Ingénieur géomètre | 8323 |
| Ingénieur en transports | 8083 |
| Salaires entre 6000 et 8000 | |
| Ingénieur en électronique | 7908 |
| Psychomotricien | 7890 |
| Responsable marketing dans le digital | 7692 |
| Webmaster | 7477 |
| Ingénieur en informatique | 7429 |
| Contrôleur aérien | 6729 |
| Chercheur | 6615 |
| Physiothérapeute hospitalier | 6576 |
| Sage-femme | 6576 |
| Assistant social | 6252 |
| Représentant en assurances | 6246 |
| Contremaître dans la construction | 6240 |
| Journaliste formé débutant | 6230 |
| Chef de cuisine | 6194 |
| Employé dans l’édition (débutant) | 6168 |
| Gestion du personnel à La Poste | 6176 |
| Comptable dans le secteur bancaire ou assurances (débutant) | 6154 |
| Opticien | 6154 |
| Assistant vétérinaire qualifié | 6104 |
| Salaires entre 5000 et 6000 CHF | |
| Maçon | 5713 |
| Aspirant de police | 5535 |
| Conducteur de machines de chantier | 5508 |
| Hygiéniste dentaire (débutant) | 5390 |
| Orthoptiste | 5348 |
| Pompier | 5255 |
| Éducateur de la petite enfance | 5255 |
| Laborantin | 5230 |
| Assistant dentaire | 5065 |
| Podologue | 5000 |
C'est quoi un bon salaire en Suisse ?
111 % de plus qu’un salaire français
Il n’est pas simple de définir ce qu’est un « bon » salaire en Suisse. En France, on estime qu’un bon salaire dépasse le SMIC, en moyenne au-dessus de 2000 euros nets mensuels. Le salaire moyen net suisse est supérieur de 111 % au salaire moyen français selon l’INSEE. À partir de cette information, il est facile de considérer que la grande majorité des salaires en Suisse sont des bons salaires.
Le salaire médian suisse
Bien plus élevé que la moyenne des pays de l’Union européenne, le salaire médian en Suisse tourne autour de 6500 francs suisses, soit environ 5700 euros mensuels. Sur des postes qualifiés, le frontalier peut toucher en moyenne 10 866 CHF selon son secteur d’activité, son poste, sa formation ou ses diplômes, son âge et son expérience.
Le coût de la vie en Suisse
Cependant, il faut garder à l’esprit que la vie en Suisse coûte plus cher. Qu’il s’agisse des loyers, des transports, des courses quotidiennes, ou encore des assurances (LAMal ou CMU, cotisations aux piliers suisses), les charges sociales sont plus importantes qu’en France.
La Suisse fait donc partie des pays qui offrent les métiers qui paient le mieux en Europe. Source d’attraction pour de nombreux travailleurs étrangers, il faut tout de même garder à l’esprit que les salaires suisses varient selon de nombreux critères : secteur, poste, expérience et même canton. Prenez en compte tous ces facteurs avant de vous lancer à la recherche d’un job en Suisse.
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