Quel métier manque en Suisse ?
Pourquoi le marché de l’emploi en Suisse n’a jamais eu autant le vent en poupe ? Ceux qui connaissent la réponse à cette question ne sont autres que… les baby-boomers ! Eh oui, le temps file comme une descente en luge et il est désormais l’heure pour cette génération de prendre progressivement une retraite bien méritée. Ajoutez à cela une période post-Covid qui a fait naître chez beaucoup le besoin de rééquilibrer travail et bien-être. Et c’est là que les choses deviennent intéressantes pour l’économie helvétique : il y a aujourd’hui pléthores de métiers recherchés en Suisse. Pour découvrir les secteurs en demande et les opportunités professionnelles florissantes, suivez le Guide !
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Conseiller : C'est une réalité, Camille. Le marché de l'emploi suisse n'a jamais été aussi dynamique, affichant un taux de chômage inférieur à 23% et plus de 100 000 offres d'emploi fin 2022. Cette situation est principalement due au départ à la retraite de la génération des baby-boomers et à une nouvelle exigence d'équilibre travail-bien-être post-Covid.
Camille : C'est un contexte très porteur donc! Quels sont les métiers les plus recherchés aujourd'hui en Suisse?
Conseiller : Plusieurs domaines sont en forte demande. Le secteur de la santé manque cruellement de médecins, infirmiers, ambulanciers et pharmaciens, avec l'accroissement du nombre de personnes âgées. Le tourisme et les loisirs recherchent aussi activement du personnel comme des maîtres d'hôtel ou chefs cuisiniers, des métiers parfois accessibles sans diplôme.
Camille : D'accord, et au-delà de ces services, la Suisse, réputée pour son industrie de pointe, a-t-elle aussi des besoins spécifiques?
Conseiller : Absolument. Les métiers de l'industrie et de l'environnement, notamment ingénieurs, chercheurs ou techniciens de précision, sont très prisés et la main-d'œuvre française y est d'ailleurs appréciée. Le bâtiment, avec des métiers comme maçon ou électricien, connaît également une pénurie constante, malgré de nombreuses offres.
Camille : Et la finance, un pilier de l'économie suisse, est-elle aussi concernée par cette demande de personnel?
Conseiller : Oui, tout à fait. La Suisse est un carrefour financier international, ce qui génère une forte demande pour des commerciaux, analystes financiers ou conseillers bancaires. C'est un secteur qui attire beaucoup d'investisseurs et d'entreprises.
Camille : C'est une liste impressionnante d'opportunités! Mais parlons argent: un frontalier peut-il s'attendre à une meilleure rémunération en Suisse?
Conseiller : La Suisse se classe effectivement parmi les pays les plus rémunérateurs au monde. Il n'y a pas de SMIC national, mais le salaire minimum mensuel brut moyen est de 4 400 € au 1er mai 2023, ce qui est significativement plus élevé qu'en France. La pénurie de main-d'œuvre qualifiée favorise souvent les travailleurs étrangers.
Camille : Y a-t-il des secteurs où les frontaliers sont particulièrement bien payés?
Conseiller : Oui, l'industrie pharmaceutique, les assurances et la recherche et développement sont les trois secteurs où les salaires moyens pour les frontaliers sont les plus élevés, dépassant même parfois ceux des Suisses. Cela montre la valeur accordée aux talents dans ces domaines.
Camille : C'est très intéressant. Mais est-ce que cette situation est la même dans tous les secteurs, ou existe-t-il des différences de salaires pour les frontaliers?
Conseiller : Malheureusement, des écarts subsistent. Dans l'éducation, le bâtiment ou l'hôtellerie-restauration, les salaires moyens des frontaliers sont souvent inférieurs à ceux des résidents suisses, même si ces métiers sont très recherchés.
Camille : Et en fonction des cantons, les salaires peuvent-ils varier?
Conseiller : Oui, la répartition est hétérogène. Des facteurs comme le coût de la vie, le niveau d'industrialisation ou la demande de main-d'œuvre locale influencent beaucoup les rémunérations. Des cantons comme Zoug, Zurich ou Bâle-Ville offrent les salaires médians les plus élevés, bien au-dessus de la moyenne nationale de 71 393 € en 2023.
Camille : Pour résumer, le marché de l'emploi suisse est donc très dynamique, avec de belles opportunités pour les frontaliers, à condition de bien cibler les secteurs et les cantons.
Conseiller : Exactement. Derrière chaque secteur en tension se cachent des opportunités de carrière et de salaire très avantageuses. Si vous avez des qualifications et de l'expérience, c'est le moment de sauter le pas et de faire valoir vos talents auprès des recruteurs suisses.
Quels sont les métiers les plus recherchés en Suisse ?
Aujourd’hui, la Suisse enregistre un taux de chômage inférieur à 23 %. Du jamais vu depuis 20 ans ! Et avec plus de 100 000 offres d’emploi disponibles au dernier trimestre 2022, le marché du travail ne s’est jamais aussi bien porté. Toutefois, il existe des secteurs en forte tension où la l'offre est supérieure à la demande.
On enregistre une croissance de + 8,5 % d'offres d'emploi par rapport à l'année précédente, ce qui dénote une pénurie de personnel dans certains secteurs d'activités. Voici la liste des métiers les plus recherchés en Suisse en 2023.
Les métiers de la santé
Avec l’augmentation du nombre de retraités, les besoins en personnel de santé se font de plus en plus pressants. La Suisse recherche de la main-d’œuvre pour prendre soin de ses « papy-boomers » :
- Médecin
- Infirmier
- Ambulancier
- Pharmacien
- Praticien spécialisé (thérapeute, ostéopathe)
Attention, ces professions sont réglementées en Suisse. Une équivalence de diplôme est parfois nécessaire pour exercer.
Les métiers du tourisme
Malgré une période d’inflation symptomatique du post-Covid, le besoin en personnel dans les secteurs du tourisme et du loisir connaît pourtant un engouement sans précédent. La raison est simple : les gens veulent profiter de la vie !
- Maître d’hôtel
- Serveur
- Chef cuisinier
- Personnel d’entretien
L'avantage de ces métiers c'est qu'ils peuvent être accessibles sans diplôme.
Les métiers de l’industrie et de l’environnement
Horlogerie, parfumerie ou innovation, la renommée de la Suisse dans le secteur de l’industrie n’est un secret pour personne. À l’ère des tournants technologiques et environnementaux, ces métiers de l’industrie ont la cote :
- Ingénieur
- Chercheur
- Chimiste
- Technicien de précision
La main-d'œuvre française est très appréciée par les employeurs suisses dans ce secteur d'activité.
Les métiers du bâtiment
Cela va sans dire, la pénibilité des conditions de travail dans le BTP en fait un secteur en constante pénurie de main-d’œuvre. Pourtant, ce ne sont pas les offres qui manquent :
- Maçon
- Électricien du bâtiment
- Conducteur de travaux
- Charpentier
- Plombier
Là encore, le personnel français est recherché, d'autant plus si vous avez des qualifications et de l'expérience dans le métier.
Les métiers de la finance
Réputée pour sa rigueur et sa solidité financière dans la gestion des risques, la Suisse est un carrefour financier international. Chaque année, elle attire les investisseurs, les clients fortunés et les entreprises du monde entier. C’est donc selon cette logique que la recherche de main-d’œuvre dans ce secteur est grande :
- Commercial
- Analyste financier
- Gestionnaire de portefeuille
- Conseiller bancaire
Quel métier paye bien les frontaliers en Suisse ?
Maintenant que vous en savez plus sur les métiers les plus recherchés en Suisse, parlons rémunération. Selon l’OCDE, le salaire moyen suisse se classe au quatrième rang mondial des pays les plus rémunérateurs, juste derrière le Luxembourg, les États-Unis et l’Islande.
En Suisse, il n’y a pas de SMIC officiel fixé au niveau national comme c’est le cas en France. Ce sont les syndicats qui négocient le salaire minimum en fonction des spécificités de chaque secteur d’activité et des cantons.
Cependant, la moyenne nationale est hautement plus élevée qu’en France. Au 1er mai 2023, le salaire mensuel minimum brut en Suisse est de 4 400 €, contre 1 747 € en France. Il y a de quoi donner envie ! D’autant que la recherche de main-d’œuvre qualifiée fait parfois pencher la balance en faveur des travailleurs étrangers.
Les secteurs d’activités qui rémunèrent mieux les frontaliers
Si vous êtes frontalier, voici le top 3 des secteurs qui n’hésiteront pas à mettre la main au portefeuille pour se payer vos talents :
|
Secteur d’activité |
Salaire moyen des Suisses (€) |
Salaire moyen des frontaliers (€) |
|---|---|---|
|
Industrie pharmaceutique |
9 449 € |
10 004 € |
|
Assurance |
8 925 € |
9 240 € |
|
Recherche et Développement |
8 883 € |
9 530 € |
Les différences de salaire entre Suisses et frontaliers
Oui, la pénurie de main-d’œuvre qualifiée donne l’avantage aux frontaliers dans certains secteurs d’activité. Mais la plupart des métiers pourtant très recherchés en Suisse illustrent les grands écarts de salaires qui demeurent pour les frontaliers :
|
Secteur d’activité |
Salaire moyen des Suisses (€) |
Salaire moyen des frontaliers (€) |
|---|---|---|
|
Éducation |
9 369 € |
6 800 € |
|
Bâtiment |
6 627 € |
5 610 € |
|
Hôtellerie - Restauration |
4 793 € |
4 004 € |
Quel canton paye le mieux ?
Il n’y a pas qu’en fonction des secteurs d’activité et de la nationalité des travailleurs que les différences se font ressentir. En effet, selon la ville ou le canton, la répartition des salaires moyens en Suisse est plutôt hétérogène. Plusieurs facteurs sont à prendre en compte pour expliquer ce phénomène.
- Le coût de la vie : le prix de l’immobilier, des transports et de l’alimentation peut varier considérablement d’un canton à l’autre.
- Le niveau d’industrialisation : les cantons qui abritent des industries hautement développées comme la finance, la pharma et l’horlogerie peuvent offrir des salaires plus élevés en raison de la demande de compétences spécifiques dans ces secteurs.
- La demande de main-d’œuvre : nous l’avons vu plus tôt, certains secteurs offrent des salaires plus compétitifs pour attirer et retenir les travailleurs qualifiés.
- La politique fiscale et salariale : les coûts de l’emploi incitent souvent les entreprises à offrir des salaires compétitifs pour les travailleurs.
Sachant cela, voici le classement des 5 cantons qui proposent les salaires annuels médians les plus élevés de Suisse :
- Zoug : 88 403 €
- Zurich : 86 384 €
- Bâle-Ville : 81 143 €
- Bâle-Campagne : 80 019 €
- Genève : 79 840 €
Si Genève arrive en dernière position de cette liste, il se place cependant largement au-dessus de la moyenne nationale qui est de 71 393 € en 2023.
Derrière chaque secteur en tension se cachent des opportunités de carrière et de salaire très avantageux. Et maintenant que vous savez tout des métiers les plus recherchés en Suisse, vous n’avez plus d’excuses pour commencer vos recherches et devenir frontalier. Il est désormais temps de sauter le pas et de faire valoir vos talents auprès des recruteurs !
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