Guides Travailler en Suisse Obtenir son permis de travail en Suisse : G, B, C

Obtenir son permis de travail en Suisse : G, B, C

Contenu d’information — ne remplace pas un conseil personnalisé.

Pas de permis de travail, pas de poste en Suisse — mais contrairement à une idée reçue, ce n'est pas le permis qui ouvre la porte de l'emploi : c'est le contrat de travail qui déclenche le permis. Permis G pour les frontaliers, permis B pour les résidents, permis C pour les établis : ce chapitre détaille qui demande quoi, comment, et ce que chaque statut change au quotidien.

Le permis G, le sésame du frontalier

Remettons les choses dans l'ordre, car ce n'est pas le permis G qui vous permettra de travailler en Suisse, mais le fait de décrocher un contrat de travail suisse. Pour obtenir un permis G, il faut donc d'abord décrocher un emploi ! C'est à cette seule condition que vous sera délivré le fameux permis frontalier.

Il est réservé aux personnes qui travaillent en Suisse et résident dans un pays voisin — la France pour la grande majorité des lecteurs de ce guide, mais aussi l'Italie ou l'Allemagne. Une condition à respecter pour qu'il reste valable : rentrer à votre domicile au moins une fois par semaine. En pratique, la plupart des frontaliers rentrent chaque soir.

Qui fait la demande, et comment ça se passe ?

Bonne nouvelle : ce n'est pas vous qui courez après le papier. C'est votre employeur suisse qui dépose la demande de permis G auprès de l'autorité cantonale compétente (l'OCPM à Genève, le SPOP dans le canton de Vaud, par exemple), généralement au moment de l'embauche.

Il vous faudra fournir quelques pièces : pièce d'identité, photo, justificatif de domicile en France et le contrat de travail. Comptez de quelques jours à quelques semaines selon le canton et la période. Le permis G est ensuite valable 5 ans lorsque votre contrat est à durée indéterminée (ou aligné sur la durée du contrat s'il est plus court), et il se renouvelle sur simple demande tant que vous remplissez les conditions.

Permis B, permis C : pour ceux qui s'installent en Suisse

Le permis G ne concerne que les frontaliers. Si votre projet est de vivre en Suisse, deux autres autorisations prennent le relais :

  • le permis B (autorisation de séjour) : vous résidez et travaillez en Suisse, typiquement lors d'une première installation avec un contrat de travail ;
  • le permis C (autorisation d'établissement) : après plusieurs années de séjour (5 ans en règle générale pour les ressortissants français), il vous rapproche du statut de résident permanent.

Le choix n'est donc pas « G ou B ? » dans l'absolu : il découle de votre lieu de résidence. Vous hésitez encore entre rester en France ou vous installer en Suisse ? Notre comparatif frontalier ou résident suisse pose le match complet — et les conséquences se déclinent poste par poste dans les guides Impôts, Assurance & santé et Retraite.

Que devient votre permis si votre situation change ?

Le permis G est lié à votre emploi frontalier, mais il ne disparaît pas du jour au lendemain :

  • changement d'employeur : le permis reste valable, un simple signalement suffit dans la plupart des cantons ;
  • perte d'emploi : vous relevez alors de l'assurance chômage française (c'est la France qui indemnise les frontaliers), et le permis G tombe à son échéance s'il n'est pas renouvelé ;
  • déménagement en Suisse : le permis G doit être converti en permis B ;
  • fin d'activité en Suisse : le permis est restitué — pensez alors à vos avoirs de 2e pilier LPP, récupérables sous conditions.

Permis en poche : et maintenant ?

Rassurez-vous, trouver du travail en Suisse est moins compliqué qu'il n'y paraît — et c'est l'étape n°1, puisque le permis en découle. CV suisse, lettre de motivation, entretien : tous nos conseils sont dans le chapitre Candidater en Suisse. Et pour savoir ce que votre futur contrat vous rapportera vraiment, direction le simulateur salaire brut → net.

Actualités du guide