Les bons placements du frontalier franco-suisse
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Les bons placements du frontalier franco-suisse

13 nov. 2020
Lecture 6 minutes

Épargner pour se constituer un apport ou épargner pour assurer ses arrières en cas de coup dur, placer son argent pour le faire fructifier, investir pour l’avenir de ses enfants… On a tous une bonne raison de vouloir réaliser les bons placements, le frontalier franco-suisse n’échappe pas cette règle, mais il peut en plus choisir dans quelle devise épargner ses économies. Un choix qui lui fera profiter d’une meilleure rentabilité sur ses placements. Beaucoup hésitent et ne savent pas vers quel produit se tourner pour réussir une épargne constructive sur le long terme. À vrai dire, il n’y a pas de règle préétablie, seulement certaines tendances qu’il est bon de connaître avant de placer votre argent. Suivez le Guide !

Dans quelle devise épargner, en CHF ou en Euros ?

La grande question lorsqu’on est frontalier est de se demander dans quelle devise épargner ? Mieux vaut-il choisir le CHF ou l’euro ? Les frontaliers détiennent, pour la plupart, un compte bancaire en Suisse où ils réceptionnent leur salaire, et un compte en France avec lequel ils règlent leurs charges et leurs dépenses du quotidien.

Si votre conjoint ou conjointe perçoit des revenus en France, ou que vous avez réalisé des placements immobiliers locatifs sur le territoire français, il vous faudra certainement jongler entre le franc suisse et l’euro. Comme vous vous en doutez, en plaçant judicieusement vos économies vous pourrez faire fructifier d’autant plus votre épargne.

Dans la zone frontalière de la Haute-Savoie, de l’Ain et du Jura et des différents cantons suisses, plus des trois quarts des banques sont spécialisées dans la règlementation financière bilatérale. Dans les grandes lignes, c’est ce que les établissements financiers prétendent. Or, bon nombre de frontaliers ne trouvent pas de renseignement concret lorsqu’ils veulent ouvrir un compte en devises côté français.

Selon vos préférences, vous pouvez rapatrier votre salaire en franc suisse sur un compte de dépôt libellé en euro, en effectuant votre change par vos propres moyens (change en ligne, bureau de change, etc.)

D’autres préfèreront conserver une partie de leur paye en Suisse pour profiter d’un compte rémunéré en CHF. La banque s’occupe de réaliser les opérations de change à taux préférentiel grâce à ses partenaires helvètes.

Réaliser le bon placement est une affaire qui se joue sur le long terme. Toute la difficulté réside sur la valeur des monnaies et donc du taux de change et des fluctuations boursières. Le change CHF/EUR peut, du jour au lendemain, s’avérer très pénalisant pour les ressortissants de l’Union européenne. Surtout en temps de crise économique.

Les plus prudents choisiront de diversifier leur épargne. Si vous êtes frontalier, autant profiter de la pluralité de services bancaires et de placements qui s’offre à vous.

L’épargne côté français

Vous vivez en France et l’essentiel de vos dépenses s’effectue en euros, quoi qu’il advienne, il est cohérent de vous constituer une épargne en euro.

Les offres ne manquent pas : Livret bleu, livret A, épargne règlementée et défiscalisée, livret de développement durable et solidaire (LDDS), un livret épargne populaire (LEP), un plan d’épargne logement (PEL), Livret jeune, 12/25… On leur reproche souvent d’être peu rémunératrices. Le taux d’intérêt des placements tels que le Livret A n’a jamais été aussi bas et baisse toujours depuis plusieurs décennies.

L’épargne côté Suisse

Celles et ceux qui préfèrent miser sur la monnaie helvétique vous diront que l’épargne en franc suisse est une bonne opération pour d’abord diversifier votre épargne. Ne dit-on pas qu’il est toujours bon de ne pas avoir tous ses œufs dans le même panier ? Ensuite, limitez votre risque de change en ne misant pas uniquement sur l’euro.

La valeur forte du franc suisse et les produits d’épargne que proposent les banques suisses sont souvent plus rémunérateurs qu’en France. Sachez que dans certaines banques, le compte courant CHF peut être rémunéré. C’est le cas dans les Caisses de Crédit Mutuel frontalières où, pour sécuriser votre épargne, vous pouvez opter pour un compte à terme en CHF. En effet, ce type de placement, sans risque pour votre capital, vous garantit un taux de rémunération connu à l’avance.

À part en banque, comment bien placer mon argent ?

L’assurance vie

Bien sûr, il existe d’autres solutions que les banques pour placer son argent : pour commencer l’assurance vie. Notons quand même que les rendements des contrats d’assurance vie affichent une baisse depuis quelques années. Cependant, l’assurance vie reste quand même le placement préféré des frontaliers français, car ses avantages demeurent de loin supérieurs aux taux de rémunération du Livret A.

Voici quelques taux de rendement proposés pour les fonds en euros début 2018. Notons Target+ avec 4,05 % ou Primonial avec 3,40 %. Beaucoup de contrats sont à 3 %, comme chez BforBank (Dolcea Vie), UAF Life Patrimoine (Spirica), et LinXea.

Les autres contrats descendent jusque 2,80 %, comme chez Hedios Patrimoine ou Suravenir, et même 2,68 %, avec Generali. Dans tous les cas, rapprochez-vous de votre conseiller. Lui seul sera en mesure de vous proposer la solution la plus adaptée à votre projet.

Le placement immobilier

Si vous voulez faire de bons placements, la meilleure solution reste encore l’investissement immobilier frontalier. Le prix au m² des zones frontalières est plus élevé qu’ailleurs. Pourtant, investir dans une zone frontalière est souvent une opération rentable.

Misez sur un bien locatif où les travailleurs transfrontaliers sont nombreux. La demande de logement y est forte, vous pouvez choisir d’investir sur du locatif ou d’accéder à la propriété dans l’optique de réaliser une plus-value à la revente de votre bien.

Pour plus de renseignements, lisez notre article : Achat immobilier : Vivre en France et Travailler en Suisse

« Genève est un pôle attractif en termes d’emploi qui s’est renforcé ces dernières décennies », explique Sébastien Cartier, président adjoint de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim). Quant à Bâle, c’est « un pôle d’excellence en matière d’activités pharmaceutiques et chimiques, mais aussi financières », précise Jérôme Brogle, président de la Fnaim Haut-Rhin.

Le marché est certes tendu, mais il faut y voir cependant de belles opportunités à saisir sur le sol frontalier français. Les Français frontaliers, mais aussi les Suisses, cherchent à se loger côté hexagone pour des raisons simples à comprendre, des prix plus attractifs de ce côté-ci de la frontière.

Le placement immobilier s’impose comme une solution pérenne. Misez plutôt sur les moyennes surfaces, plus demandées par les familles, et même par les célibataires ayant un niveau de salaire élevé.

Sachez que le secteur genevois français, allant de Divonne-les-Bains (Ain) à Veigy-Foncenex (Haute-Savoie), est classé en zone A en ce qui concerne le dispositif Pinel, de sorte que le rendement locatif n’est pas excellent. Les biens se font rares et se vendent très cher.

Du côté de la Haute-Savoie se trouve l’essentiel des travailleurs frontaliers exerçant à Genève. Pour séduire les locataires, choisissez un coin avec des transports en commun et autoroutes à proximité, pensez également aux infrastructures, crèches, etc.

L’Ain reste à ce jour moins cher que la Haute-Savoie. Plus au nord de Genève, le pays de Gex est aussi un territoire d’investissement prisé. Gex, Ferney-Voltaire, Divonne-les-Bains : ces villes forment un triptyque intéressant, mais le prix d’achat au mètre carré y est aussi plus fort. Généralement, un appartement se louera rapidement s’il est plutôt contemporain. Le petit plus, pensez à la place de parking ou au garage, il est de plus en plus difficile de se garer aux abords des immeubles.

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